Le Pont Mirabeau

Alcools, 1912

Sous le pont Mirabeau coule la SeineEt nos amoursFaut-il qu’il m’en souvienneLa joie venait toujours après la peine

Vienne la nuit sonne l’heureLes jours s’en vont je demeure

Les mains dans les mains restons face à faceTandis que sousLe pont de nos bras passeDes éternels regards l’onde si lasse

Vienne la nuit sonne l’heureLes jours s’en vont je demeure

L’amour s’en va comme cette eau couranteL’amour s’en vaComme la vie est lenteEt comme l’Espérance est violente

Vienne la nuit sonne l’heureLes jours s’en vont je demeure

Passent les jours et passent les semainesNi temps passéNi les amours reviennentSous le pont Mirabeau coule la Seine

Vienne la nuit sonne l’heureLes jours s’en vont je demeure

From Alcools (1913; first published 1912), via the French Wikisource transcription.

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