Correspondance de Gustave Flaubert — Tome 6 — 1196

Gustave Flaubert (1821–1880)

1196. À LA PRINCESSE MATHILDE.

Jeudi soir [1871].

Me voilà non loin de vous, Princesse, et pas encore près de vous cependant, car je suis empêtré dans des affaires théâtrales fort compliquées, d’autant plus que j’ai peu de temps à moi. Il faut que je m’en retourne bientôt à Croisset.

Je me propose d’aller vous voir dimanche. Si je n’ai pas trop de rendez-vous, samedi soir je pousserai même l’audace jusqu’à vous demander l’hospitalité pour vingt-quatre heures ; cela me ferait une bonne soirée.

Seriez-vous assez bonne pour m’envoyer l’adresse de M. Benedetti, dont je viens de recevoir le volume ?

Je vous baise les deux mains très longuement en me mettant à vos pieds, ce qui est une jolie place

et suis, Princesse,

Votre.