Correspondance de Gustave Flaubert — Tome 8-9 — 1750

Gustave Flaubert (1821–1880)

1750. À SA NIÈCE CAROLINE.

Paris, 5 septembre 1878.

Quelle chaleur ! Je tombe sur les bottes. J’ai à peine le temps de m’habiller pour aller dîner chez la Princesse. Hier j’ai passé toute la journée seul à l’Exposition, perdu de rêveries devant les statuettes antiques, et le soir j’ai dîné chez M Brainne avec Georges Pouchet.

Ce matin, impossible de voir Bardoux.

Déjeuner chez Charpentier avec Goncourt.

De Fiennes revenant demain soir, je le verrai samedi.

Ernest a-t-il repris le bail ? Quels sont nos droits ?

J’ai reçu aussi le billet de faire part de Guilbert. Où faut-il lui envoyer des cartes ?

Adieu, chérie, je t’embrasse.

Ton Vieux.

Bonne pioche, et pas de désespoir.