Le Touriste

Maurice Rollinat (1846–1903)

Dans les brandes, poèmes et rondels

LVIILE TOURISTE

Le plein midi darde ses flèchesDans l’air chaud comme une fournaise.Je chemine tout à mon aise,Loin des fiacres et des calèches.Ici, promenades et pêches.J’aime ça, ne vous en déplaise ;Le plein midi darde ses flèchesDans l’air chaud comme une fournaise.

Cher pays, comme tu m’allèchesPar tes rocs et ta terre glaise !Je n’ai pas de jument anglaise,Mais j’ai deux jambes toujours fraîches.Le plein midi darde ses flèches.