Chanson d’ermite
L’Abîme
Ainsi va le destin de l’homme :Rongeur de son végètement,Il s’y tortille obscurément,Non moins que le ver dans la pomme.
Philosophe ou bête de somme,Il additionne ardemmentDu vouloir et du sentimentDont les ténèbres sont la somme.
Sa révolte ou rien, c’est tout comme.Au fond, a-t-il bien même, en somme,À travers son tâtonnement,La liberté de son tourment ?
Et moitié veille, moitié somme,Traîne son aboutissementEntre la voûte qui lui mentEt la terre qui le consomme.Ainsi va le destin de l’homme.