L’Espion

Maurice Rollinat (1846–1903)

L’Abîme

Entre le matin qui regardeEt le crépuscule qui voit,On dissimule au fond de soiLe mauvais levain qu’on y garde

La nuit venue, on décafarde.À demain le mensonge adroitEntre le matin qui regardeEt le crépuscule qui voit !

Mais dans ses méfaits on s’attarde,On s’oublie, et l’ombre décroît,Et tout à coup quand on se croitBien clos à la clarté moucharde.Entre le matin qui regarde !