La Virginité

Maurice Rollinat (1846–1903)

L’Abîme

La virginité nous attire,Mais son mystère nous confond,Car il demeure aussi profondDans la souillure et le martyre.

Les syllabes qu’on lui soutireSont des gouffres à double fondLa virginité nous attireMais son mystère nous confond.

Et masque ambigu qui retireL’aveu que ses rougeurs nous font,Monstre glacé qui nous morfondEt cauchemar blanc du satyre,La virginité nous attire.