Souvenirs littéraires — 05
Je déteste surtout le barde à l’œil humide,Qui regarde une étoile en murmurant un nom,Et pour qui la nature immense serait vide,S’il ne portait en cror.pe ou Ninette ou Ninon !
Il est un choix de bonnets sur la terre,Bonnets carrés sont au temple des lois;La bonnet grec va bien au front d’un pèreEt la couronne est le bonnet des rois;Bonnet pointu sied au fou comme au prêtre,
Mais le bonnet qu’aurait choisi Caton,C’est à coup sûr, n’en doutez pas, mon maître,Le bonnet de coton (bis) .
Savez-vous pas, loin de la froide terre,Là-haut, là-haut dans les plis du ciel bleu,Un astre d’or, un monde solitaire,Roulant en paix sous le souffle de Dieu?Oh ! je voudrais une planète blonde.Des cieux nouveaux, d’étranges régions.Où l’on entend, ainsi qu’un vent sur l’onde,Glisser, la nuit, sous la voûte profonde,Le char brillant des constellations !
D’un pinceau délicat l’artifice agréableDu plus hideux objet fait un objet aimable.
Te souviens-tu du lac tranquilleQu’effleurait l’hirondelle agile ?