Contre une fausse amie

Paul Verlaine (1844–1896)

Invectives

LXIICONTRE UNE FAUSSE AMIE

Les beaux sentiments,Tout comme une armée,Rappliquent fumantsPoudre avec fumée,Rappliquent sans rienQui rappelle l’ordre,Répliquent sans bienSavoir où que mordre !Mais, sachant de quiProvient le désastre,PoniatowskyMal noyé ; nul astre,

(Nulle étoile) ils ontRepris la montagneEt même le Mont…Aussi, — la campagne !

. . . . . . . . . .

Or tu m’as mentiComme une poupée :Elle a ressenti,Mon âme trompée !Et j’ai rappliqué,Telle notre ArméeEt notre Clergé,Vers-la-mieux-Aimée !