Madrigal
Jadis et naguère (1902)
IXMADRIGAL
Tu m’as, ces pâles jours d’automne blanc, fait malÀ cause de tes yeux où fleurit l’animal,Et tu me rongerais, en princesse Souris,Du bout fin de la quenotte de ton souris.Fille auguste qui fis flamboyer ma douleurAvec l’huile rancie encor de ton vieux pleur !Oui, folle, je mourrais de ton regard damné.Mais va (veux-tu ?) l’étang là dort insoupçonnéDont du lis, nef qu’il eût fallu qu’on acclamât,L’eau morte a bu le vent qui coule du grand mâtT’y jeter, palme ! et d’avance mon repentirParle si bas qu’il faut être sourd pour l’ouïr.