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De la justice dans la Révolution et dans l’Église — Tome 2
Misericordia et Veritas obviaverunt sibi ;Justicia et Pax osculatæ sunt.
Du tombeau, quand tu veux, tu sais nous rappeler.Tu frappes et guéris ; tu perds et ressuscites !Ils ne s’assurent point en leurs propres mérites,Mais en ton nom sur eux invoqué tant de fois,En tes serments, jurés au plus saint de leurs rois ;En ce temple, où tu fais ta demeure sacrée,Et qui doit du soleil égaler la durée.
Esse quoque in fatis reminiscitur affore tempusQuo mare, que tellus correptaque regia cœliArdeat, et mundi moles operosa laboret.
Elles m’ont dit, les femmes :|Anacréon, tu es vieux !Prends un miroir, et regardeTes cheveux : il n’y en a plus.Et ton front est ras !— Moi, s’il me reste des cheveuxOu si tous sont partis,Je l’ignore ; mais je sais bienQue c’est un devoir au vieillardDe mener joyeuse viePlus il approche de la mort.
__________… Aliæ panduntur inanesSuspensæ ad ventos.
Votre prudence est endormieDe traiter magnifiquementEt de loger superbementVotre plus cruelle ennemie.
Faites-la sortir, quoiqu’on die,De votre bel appartement,Où cette ingrate insolemmentAttaque votre belle vie,· · · · · · · · · · · · · · · · ·Et sans marchander davantageNoyez-la de vos propres mains.
La vérité succède à l’ombre,La loi de crainte se détruit ;La clarté chasse la nuit sombre,Et la loi de grâce nous luit.
Vous traversiez des ruines gothiques :Nos défenseurs se pressaient sur vos pas ;Les fleurs pleuvaient, et des vierges pudiquesMêlaient leurs chants à l’hymne des combats.Tout s’agitait, s’armait pour la défense ;Tout était fier, surtout la pauvreté.Ah ! rendez-moi les jours de mon enfance,_____Déesse de la Liberté !