« L’enfant avril est le frère »
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L’enfant avril est le frèreDe l’enfant amour ; tous deuxTravaillent en sens contraireÀ notre cœur hasardeux.L’enfant amour nous rend traîtres,L’enfant avril nous rend fous.Ce sont les deux petits prêtresDu supplice immense et doux.La mousse des prés exhaleAvril, qui chante drinn drinn,Et met une succursaleDe Cythère à Gretna-Green.Avril, dont la fraîche embûcheÀ nos vices pour claqueurs,De ses petits doigts éplucheNos scrupules dans nos cœurs.Cependant il est immense ;Cet enfant est un géant ;Il se mêle à la démenceQu’a l’Éternel en créant.Lorsqu’il faut que tout rayonne,Et que tout paye un tribut,Avril se proportionneÀ l’énormité du but.
La rosée est son mystère ;Travail profond ! sa lueurAu front sacré de la terreFait perler cette sueur.
18 août.