Jolies Femmes
Les Quatre Vents de l’esprit — Le Livre satirique
On leur fait des sonnets, passables quelquefois ;On baise cette main qu’elles daignent vous tendre ;On les suit à l’église, on les admire au bois ;On redevient Damis, on redevient Clitandre ;
Le bal est leur triomphe, et l’on brigue leur choix ;On danse, on rit, on cause, et vous pouvez entendre,Tout en valsant, parmi les luths et les hautbois,Ces belles gazouiller de leur voix la plus tendre :
— La force est tout ; la guerre est sainte ; l’échafaudEst bon ; il ne faut pas trop de lumière ; il fautBâtir plus de prisons et bâtir moins d’écoles ;
Si Paris bouge, il faut des canons plein les forts. —Et ces colombes-là vous disent des parolesÀ faire remuer d’horreur les os des morts.