« Oh ! quand je dors, viens auprès de ma couche »
Les Rayons et les Ombres
XXVII
Oh ! quand je dors, viens auprès de ma couche,Comme à Pétrarque apparaissait Laura,Et qu’en passant ton haleine me touche… —Soudain ma boucheS’entrouvrira !
Sur mon front morne où peut-être s’achèveUn songe noir qui trop longtemps dura,Que ton regard comme un astre se lève… —Soudain mon rêveRayonnera !
Puis sur ma lèvre où voltige une flamme,Éclair d’amour que Dieu même épura,Pose un baiser, et d’ange deviens femme… —Soudain mon âmeS’éveillera !