Sonnet liturgique
Vitraux
Dans le nimbe ajouré des vierges byzantines,Sous l’auréole et la chasuble de drap d’orOù s’irisent les clairs saphirs des Labrador,Je veux emprisonner vos grâces enfantines.
Vases myrrhins ! trépieds de Cumes ou d’Endor !Maître-autel qu’ont fleuri les roses de matines !Coupe lustrale des ivresses libertines,Vos yeux sont un ciel calme où le désir s’endort.
Des lis ! des lis ! des lis ! Oh ! pâleurs inhumaines !Lin des étoles ! chœur des froids catéchumènes !Inviolable hostie offerte à nos espoirs !
Mon amour devant toi se prosterne et t’admire,Et s’exhale, avec la vapeur des encensoirs,Dans un parfum de nard, de cinname et de myrrhe !