La Belle Porchère

Maurice Rollinat (1846–1903)

Dans les brandes, poèmes et rondels

LLA BELLE PORCHÈRE

La porchère va remplir l’augeDe son mouillé d’eau de vaisselle.Les deux bras nus jusqu’à l’aisselle,Elle va, vient, court et patauge.— L’air est plein d’une odeur de sauge.La lumière partout ruisselle.La porchère va remplir l’augeDe son mouillé d’eau de vaisselle.

Et ma foi ! mon désir se jaugeAux charmes de la jouvencelle :Je suis fou de cette pucelle.— Allons ! verrats, quittez la bauge !La porchère va remplir l’auge.