Le Fantôme d’Ursule
Dans les brandes, poèmes et rondels
Une nuit, — vous allez bien sûr être incrédule, —J’étais au coin du feu, lorsqu’en me retournant,Je vis debout dans l’ombre un hideux revenant.Minuit sonnait alors à ma vieille pendule.
— « Me reconnais-tu, hein ? » dit-il en ricanant !Et son ricanement fit un bruit de capsule.Il ajouta : « je suis le fantôme d’Ursule :« Je te parlais d’amour jadis, mais maintenant,
« J’aurai, vivant cadavre échappé de ma bière,« Une loquacité féroce de barbière« Pour te parler de mort, à travers mon linceul. »
Cela dit, l’être blanc s’enfuit dans les ténèbres.Et j’entends chaque nuit, lorsque je suis tout seul,Un long chuchotement de paroles funèbres.