Le Jambon

Maurice Rollinat (1846–1903)

Dans les brandes, poèmes et rondels

XLIXLE JAMBON

Je le vois toujours, ce jambon,Avec un appétit nouveau.Fier, il pendait au soliveauAntique et noir comme un charbon.Oh ! devait-il être assez bon !Gros comme une cuisse de veau !Je le vois toujours, ce jambon,Avec un appétit nouveau.

Il me hantait pour tout de bonL’estomac comme le cerveau,Mais je viens d’en manger. Bravo !Cette chair est un vrai bonbon.— Je le vois toujours ce jambon.