Le Soliloque

Maurice Rollinat (1846–1903)

L’Abîme

Le soliloque ne ment pasQuand il nous dénonce à nous-mêmesLe néant de nos stratagèmesEt notre frayeur du trépas.

À travers nos piteux combatsEt nos infortunés blasphèmes,Le soliloque ne ment pasQuand il nous dénonce à nous-mêmes.

Oh ! lorsque la nuit pas à pasNous suit dans les campagnes blêmesOù les formes sont des problèmesEt qui se lamentent très bas…Le soliloque ne ment pas !