Traduction Séguier — 25

Ovid (43 a. C. – 17 d. C.)

Traducido del latín por Ulysse de Séguier

Les Amours

À d’éternels soupçons me faut-il être en butte ?Quoique vainqueur, non, plus de lutte !Qu’au théâtre mes yeux soient d’aventure errants,À telle ou telle tu t’en prends.Si par hasard me mire une innocente belle,Bon ! ton Ovide en a dans l’aile.Tes mains, si j’en loue une, attaquent ses cheveux ;La blâmé-je, feindre je veux.

D’ailleurs elle te coiffe, et son art précieuxFait Cypassis chère à tes yeux.Et je courtiserais une fille si sainte ?Mon gain serait refus et plainte.J’en jure par Vénus et son volage fils :Point ne débauche Cypassis.