Traduction Séguier — 31

Ovid (43 a. C. – 17 d. C.)

Traducido del latín por Ulysse de Séguier

Les Amours

En voulant dans son sein étouffer un doux germeCorinne est au seuil du tombeau.Pareil tour méritait mon courroux bel et beau,La crainte au courroux met un terme.Pourtant j’enflai sa taille, ou du moins je le crois,Souvent je crois ce qui peut être.Isis, toi qui chéris Canope la champêtre,Memphis, Pharos aux palmiers droits,

Enfin Parétonie et les champs que fécondeLe Nil sept fois bu par Téthys,J’en adjure ton sistre et le front d’Anubis,(Et qu’Osire ainsi te secondeÀ jamais ; sur tes dons que veille le Serpent,Puis, qu’avec pompe Apis s’avance) :Tourne ici tes regards, fais double délivrance ;La sauver, au Styx me reprend.Bien souvent tu la vis, dans tes fêtes, se joindreÀ ton cortège glorieux.Et toi, qu’attend l’épouse, aux jours laborieux,Quand son fruit caché tarde à poindre,Ilithye, oh ! sers-moi, souris à mes appels :Elle vaut que tu la défendes !Alors, vêtu de blanc, d’encens pur et d’offrandesJ’irai parfumer tes autels.Mon vœu dira — : « Nason pour Corinne sauvée ! »Seulement daigne y donner lieu.Vous, mon cœur, si je puis, tremblant, gronder un peu,Plus d’autre atteinte réprouvée !