Le paysage dans le cadre des portières
La Bonne Chanson (1891)
Le paysage dans le cadre des portièresCourt furieusement, et des plaines entièresAvec de l’eau, des blés, des arbres et du cielVont s’engouffrant parmi le tourbillon cruelOù tombent les poteaux minces du télégrapheDont les fils ont l’allure étrange d’un paraphe.
Une odeur de charbon qui brûle et d’eau qui bout,Tout le bruit que feraient mille chaînes au boutDesquelles hurleraient mille géants qu’on fouette ;Et tout à coup des cris prolongés de chouette. —
— Que me fait tout cela, puisque j’ai dans les yeuxLa blanche vision qui fait mon cœur joyeux,Puisque la douce voix pour moi murmure encore,Puisque le Nom si beau, si noble et si sonoreSe mêle, pur pivot de tout ce tournoiement,Au rythme du wagon brutal, suavement.