Poème 212
Les Amours (1553)
Des Grecs marris l’industrieuse Helene,Et des Troïens, ouvrageoit les combas,Dessus ta gaze en ce point tu t’ebasTraçant le mal duquel ma vie est pleine.
Mais tout ainsi, maitresse, que ta laineD’un filet noir figure mon trespas,Tout au rebours, pourquoi ne peins-tu, las!De quelque verd un espoir à ma peine?
Las! je ne voi sur ta gaze rangéSinon du noir, sinon de l’orangé,Tristes témoins de ma longue soufrance,
O fier destin, son oeil ne me defaitTant seulement, mais tout ce qu’elle fait,Ne me promet qu’une desesperance.