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Pierre-Joseph Proudhon (1809–1865)

De la justice dans la Révolution et dans l’Église — Tome 3

Je viens, selon l’usage antique et solennel,Célébrer avec vous la fameuse journéeOù sur le mont Sina la loi nous fut donnée.

Que les temps sont changés ! Sitôt que de ce jourLa trompette sacrée annonçait le retour,Du temple, orné partout de festons magnifiques,Le peuple saint en foule inondait les portiques.

Ce monseigneur du Lion-làFut parent de Caligula.

. . . . . Nec te data dextera quondam…Per connubia nostra, per incœptos hymenasos…Hoc solum nomen (hospitis) quoniam de conjage restat.

. . . . . . . . . .Nec conjugis unquamPrætendi tœdas, aut haoc in fœdera veni.

Conjugium vocat, hoc prætexit nomine culpam.

Euryalus formâ insignis veridique juventâ…Gratior et pulchro veniens in corpore virtus ;

______________ . . . . . .Sævior armisLuxuria incubuit, victumque ulciscitur orbem.

Γαμεῗν, ἑὰν τές αληθείαν,κακὸν μὲν ἐστι, ἀλλ’ ἀναγκαῒον κακὸν.

Αἰθ’ ὄφελον τ’ ἔμεναι, ἀγονος τ’ απολέσθαι___Vivre sans femme et mourir sans enfants !

Cédons, mon âme, à Jésus qui me presse :En ce moment, il vient combler mes vœux.Il me reçoit, m’embrasse, me caresse ;S’unit à moi par d’ineffables nœuds.Douce union, mélange incomparable !. . . . . . . . . . . . . . . . . . .Déjà mon cœur, plein d’un amour extrême.Boit à longs traits les célestes douceurs,Et, reposant dans le sein de Dieu même,Y goûte en paix les plus rares faveurs.

J’ai péché dès mon enfance,J’ai chassé Dieu de mon cœur ;J’ai perdu mon innocence :Quelle perte ! ah ! quel malheur !

Innocence inestimable.Que je te connaissais peu,Quand d’un bien si désirableLa perte m’était un jeu !

_____Cœur adorable (de Jésus),_____Bonheur des cieux !C’est lui, je sens, je reconnais ses feux !Cédons, mon cœur, à son empire aimable.

. . . . . . . . . . . . . . . . .Combien à ta présenceNaissent en moi de mouvements secrets !. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Il m’est offert ce baiser si divin !Ne puis-je donc reposer sur ton sein,De mon amour y parler sans contrainte ?

Vous, épouses fidèlesDu plus fidèle époux,Pour des ardeurs si bellesQuels plaisirs goûtez-vous ?

Minerve est la sagesse, et Vénus la beauté.Ce n’est plus la vapeur qui forme le tonnerre ;C’est Jupiter armé pour effrayer la terre…

1. Les cieux déroulent la gloire du dieu.__Et le firmament étale l’œuvre de ses mains.

2. Le jour bouillonne au jour son verbe ;__La nuit souffle à la nuit son idée.

3. Ce ne sont phrases ni paroles :__Leur voix ne s’entend pas (par les oreilles) ;

4. C’est une corde qui résonne par toute la terre.__Un chant qui atteint aux bornes du monde.

5. Au fond du ciel est dressée la tente du soleil ;__Le voilà, comme l’époux qui se lève de sa couche.__Comme le héraut d’armes qui part pour un message.

6. D’une extrémité du ciel il s’élance,__Et il court à l’autre extrémité,__Et nul ne peut se dérober à sa flamme.

7. La loi de Jéhovah parfaite :__Rafraîchissement à l’esprit.

8. Le pacte de Jéhovah sûr :__Sagesse pour l’ignorance.

9. Les dispositions de Jéhovah droites :__Joie du cœur.

10. Les décrets de Jéhovah clairs :___Lumière des yeux.

11. La religion de Jéhovah pure :___Établie pour l’éternité.

12. Les assises de Jéhovah Vérité, Justice, Concorde :___Plus désirables que l’or massif,___Plus douces que le miel, le miel coulant.

13. Certes ton serviteur est à bonne école :___Il y a profit à garder tes lois.

14. Mais qui peut se garantir de l’erreur ?___Purge-moi de mes fautes secrètes ;

15. Et sauve ton serviteur des impies :___Qu’ils ne dominent pas sur moi ;___Qu’ils me laissent, et je serai sans tache.

16. Puisse la parole de ma bouche l’être agréable,___Et la pensée de mon cœur s’élever, devant ta face,___Jéhovah, mon soutien, mon vengeur !

Sylvestres homines sacer interpresque DeorumCædibus et victu fœdo deterruit Orpheus.Dictus ob hoc lenire tigres rabidosque leones ;Dictus et Amphion, Thebanae conditor arcis,Saxa movere sono testudinis et prece blandâDucere quo vellet…

Je m’agenouille devant toi, chasseresse,Blonde fille de Jupiter, souveraineDes bêtes fauves, ô Artémise !Viens aujourd’hui sur cet abime de mort ;Regarde d’un œil favorable une ville aux guerriers généreuxTu ne protèges pas une horde de sauvages.

Confitebor tibi, Domine, in toto corde meo,In concilio justorum et congregatione ;Je te louerai, Seigneur, de tout mon cœur,Dans la réunion des Justes, et dans l’assemblée.

Et tout ingrat qu’il est, il me sera plus douxDe mourir avec lui que de vivre avec vous.