Lettres à Lucilius — Lettre 108
Traducido por Joseph Baillard
C’est ce vrai , dont tous les espritsOnt eu eux-mêmes la semence,Que l’on sent, mais qu’on est surprisDe trouver vrai quand on y pense. (Lamothe, Odes.)
Chacun, peint avec art dans ce nouveau miroir,S’y vit avec plaisir, ou crut ne s’y point voir :L’avare, des premiers, rit du tableau fidèleD’un avare souvent tracé sur son modèle.
De la contrainte rigoureuseOù l’esprit semble resserré,Il reçoit cette force heureuseQui l’élève au plus haut degré.Telle , en d’étroits canaux pressée ,Avec plus de force lancée.L’onde s’élève dans les airs ;Et la règle qui semble austèreN’est qu’un art plus certain de plaire.Inséparable des beaux vers.