Un visage, une phrase, un merle, ce fruit d’if
La Verdure dorée
Un visage, une phrase, un merle, ce fruit d’ifJaune, j’ai tout aimé d’un amour maladif.Car en tout je trouvais la marque du mystèreUniversel ; et sous les branches, solitaireDans l’herbe et la chaleur que de fois j’ai comptéLes anneaux éclatants des guêpes de l’été.L’ombre émouvante est dans les choses minusculesEt je me tais pour écouter aux crépusculesLe grillon dont la voix déferle comme un flotEt renaît et se brise ; et dans l’œil d’un mulot,Ainsi que dans la mer où se perdent les voiles,Se reflète l’azur, la lune et les étoiles.