Va ! tu n’es qu’une femme, une fleur vide, rien
La Verdure dorée
Va ! tu n’es qu’une femme, une fleur vide, rien !Tu me tiens, je le sais, par un souple lienQui raille les ciseaux et se moque des limes,Et je sais que malgré mes révoltes sublimesTu n’auras qu’à paraître avec ton chapeau blancPour que ce loup devienne un caniche tremblant.Oui, je le sais ! Il faut ployer ! Il faut te suivre !Je t’aime et je te hais ! Hélas ! le plus beau livreS’effeuille quand paraît l’éclat de tes cheveux,Et je suis un coussin sous tes pieds ! Mais je veux,Et que ce fier aveu te flagelle ou te grise,Que tu saches du moins comme je me méprise !