Asile

Victor de Laprade (1812–1883)

La Populace

ASILE

On vient d’ouvrir un nouvel asile de nuit, pour les malheureux sans domicile

(Bulletin municipal).

e rêve d’un asile immense, où, loin du bruit,Dans la tiède flanelle,J’hébergerais, ô sort méchant ! tout ce qui fuitSous ta dure prunelle :Tout vagabond glanant au soleil, qui le cuit,La mûre et la prunelle !Tout arsouille éreinté ! Tout sacripant réduit.Ne battant que d’une aile ! —Et ce serait encore un asile de nuitMais… de nuit éternelle !