Macbeth (trad. Hugo)
Traducido del inglés por François-Victor Hugo
Voici le sang d’une chauve-souris.
Mets-le ! oh ! mets-le !
Voici l’écume d’un léopard.
Mets-la aussi.
Le jus d’un crapaud, l’huile d’une couleuvre.
Cela rendra plus fou notre jouvenceau.
En rond ! en rond ! en rond !
Viens ! viens !Hécate ! Hécate ! viens !
Je viens, je viens, je viens, je viens,Aussi vite que je puis,Aussi vite que je puis.Où est Stadlin ?
Ici.
Où est Puckle ?
Ici.Et Hoppo aussi ! et Hellwain aussi !Il ne nous manque plus que vous ! que vous !Venez ! complétez la troupe !
Je veux seulement m’oindre et puis je monte.
Un de nous est descendu pour chercher son dû.Un baiser ! une gorgée de sang !Pourquoi restes-tu si longtemps ? pourquoi ? pourquoi ?Quand l’air est si doux et si bon !
Oh ! te voilà !Quelle nouvelle ? quelle nouvelle ?
Tout va pour nos délices.Viens ! sinon,Refusée ! refusée !
Maintenant je suis équipée pour l’essor.
Écoutez ! écoutez ! Le chat chante dans sa langueUne belle note en fausset !
Maintenant, je pars, je vole !Malkin, mon doux esprit, et moi.Oh ! quel plaisir friand c’estDe chevaucher dans l’air,Quand la lune resplendit,De chanter, de danser, de jouer, de se baiser !Au-dessus des bois, des hauts rocs, des montagnes,Des mers, des sources de notre maîtresse,Des tours à pic et des tourelles,Nous volons la nuit par troupes d’esprits !Nous n’entendons plus le son des cloches,Ni le hurlement des loups, ni le cri des limiers !Non, le cri de la lame qui se brise,Ni le rugissement du canon,Ne peuvent atteindre notre hauteur !