L’Électricité

William Wilson (1801–1860)

Traducido del inglés por Jean-Baptiste-François-Ernest de Chatelain

Nous savons aussi mal ce qu’un enfant aux brasPeut penser quand il rit, ou qu’il fait des hélas !Que ce que, dans un temps donné, cette puissanceDe l’Électricité, juste à l’état d’enfance,

Pourra fournir un jour. — À dada sur l’éclairDe l’orage en fureur, cela voyage en l’air,À la barbe des cieux, et malgré nous, nous pousse,Devers le merveilleux par une pente douce.Mais, tout en nous servant de l’Électricité,Savons-nous les secrets de son esprit fûté ?Savons-nous donc pourquoi sous son souffle qui passeElle triomphe en plein du temps et de l’espace ?Ces miracles fameux des vieux temps d’autrefois,Ne sont, dit entre nous, que miracles bourgeois !Cette voix qui n’a pas le don de la paroleEmporte les secrets sur son aile qui vole,Plus que n’en eut jamais un ministre d’État :Les peuples maintenant, c’est un beau résultat !Malgré vent et marée, au contact de sa flammeÉchangent librement le baiser de leur âme !Sous les flots, sans sombrer, sans des chemins frayés,Et sans qu’il soit besoin d’avoir chats enrayés,Peuvent causer entre eux l’un et l’autre hémisphère,Et se communiquer les “ on dit ” de leur sphère.Le Matériel dit ce que nous croyons voir,Mais l’Immatériel — ne peut se concevoir !